Grippe aviaire

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Grippe aviaire

Message par Admin le Mer 20 Mai 2015, 12:46

Reçu ce matin de JC Périquet Président de la FFV

Suite à mon courriel rapide de ce matin, je vous apporte des précisions concernant la levée des "mesures de protection" contre la "grippe" aviaire.
Donc, comme je vous l'avais laissé entendre dans un courriel précédent, le niveau de risque passe de "modéré" à "négligeable".
L'ANSES avait émis son avis le 7 mai, l'arrêté a été pris le 12 mai, la parution au journal officiel est du 20 mai (aujourd'hui) et la date d'entrée en vigueur est le 21 mai (demain).
Donc on peut de nouveau exposer des volailles, arrêter le confinement et organiser des expos comme avant.
La FFV a essayé de vous tenir informés des évolutions, a essayé d'intervenir et espère que l'on ne nous "remettra" pas cela à l'automne prochain.
Cordialement
J.C. Périquet

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Re: Grippe aviaire

Message par xaviersonic le Mer 20 Mai 2015, 19:50

En complément le message des "autorités" Very Happy

"Je vous informe que suite à l'avis de l'anses n° 2015-SA-0073, le niveau
de risque d'influenza aviaire hautement pathogène a été abaissé à
"négligeable".
L'arrêté du 12 mai 2015 qualifiant le niveau de risque a été publié au
Journal Officiel le 20 mai.
La situation épidémiologique mondiale des virus influenza aviaire
hautement pathogènes s'est complexifiée au cours de cette période de
risque qualifié de "modéré", avec notamment la circulation de plusieurs
souches, H5N8 mais également H5N2 et H5N1. En revanche, peu de
mouvements migratoires d'oiseaux d'eau sont attendus à travers la France
au cours des deux prochains mois, ce qui permet d'abaisser le niveau de
risque, tout en maintenant une vigilance indispensable. Le niveau sera
ensuite
réévalué en fonction de la situation sanitaire.
Au niveau de risque "négligeable" d'influenza aviaire hautement
pathogène, les mesures de biosécurité et de vigilance sont maintenues et
les rassemblements sont possibles et le confinement n'est plus
obligatoire."
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Re: Grippe aviaire

Message par laurentd le Jeu 21 Mai 2015, 05:23

merci pour l'info, enfin une bonne nouvelle cheers
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Re: Grippe aviaire

Message par xaviersonic le Ven 22 Mai 2015, 20:01

jusqu'à l'hivers prochain ... :/
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Re: Grippe aviaire

Message par Admin le Jeu 17 Nov 2016, 19:07

Très mauvaise nouvelle c'est reparti pour cette année Grippe aviaire !

Message de Mr Périquet :

De nouveaux cas d'influenza aviaire hautement pathogène ont été détectés chez les oiseaux sauvages et dans des élevages commerciaux en Hongrie, en Pologne, en Allemagne, en Croatie, aux Pays Bas, au Danemark et également autour du lac de Constance, à la frontière entre la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche. Le virus a également été détecté en Israël.
Compte tenu de cette situation inquiétante tant par la diffusion large des cas détectés que du caractère très pathogène constaté pour les volailles, l'agence nationale de sécurité des aliments, de l'environnement et du travail (Anses) ainsi que l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont été saisis en urgence afin d'évaluer la nécessité de relever le niveau de risque pour la France tel que prévu par l'arrêté du 16 mars 2016 relatif aux niveaux du risque épizootique en raison de l’infection de l’avifaune par un virus de l’influenza aviaire hautement pathogène et aux dispositifs associés de surveillance et de prévention chez les volailles et autres oiseaux captifs. Ce niveau de risque était jusqu'à présent qualifié de « négligeable ».

Par arrêté qui paraitra demain, le niveau de risque sera élevé sur les zones à risque particulier (zones humides) et modéré sur le reste du territoire métropolitain.

Depuis le 1er juillet 2016, l'arrêté du 8 février 2016 relatif aux mesures de biosécurité dans tous les élevages : le confinement (ou la protection par des filets) des élevages non-commerciaux (basses-cours) est obligatoire sans dérogation possible sur tout le territoire métropolitain.

En zone à risque particulier, le confinement (ou la protection par des filets) s'applique aussi aux élevages commerciaux : une dérogation sera permise sous couvert de réduction des parcours et validation du plan de biosécurité par une visite du vétérinaire sanitaire.

Les rassemblements de volailles sont interdits en zone à risque particulier.

La mise en mouvements des appelants et les lâchers de pigeons sont interdits sur tout le territoire métropolitain.

Le lâcher de gibiers est interdit en zone à risque particulier ; il est possible dans la zone à risque modéré sous couvert de mesures de traçabilité.

Un CNOPSAV sera réuni au ministère le mercredi 23 novembre de 13h à 15h.

Vous trouverez ci-joint les arrêtés qui seront publiés demain matin ainsi qu'une carte des zones en risque élevé. Un communiqué de presse sera publié demain matin


Toutes les expositions situées dans les zones à risque sont annulées. Les éleveurs habitant dans ces zones ne peuvent pas participer aux expositions.

JB
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Re: Grippe aviaire

Message par Chrisbzh le Sam 19 Nov 2016, 19:53

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Re: Grippe aviaire

Message par manacy le Dim 05 Fév 2017, 20:06

Bonjour,

A ce jour ou en ai t'on svp de cette grippe?

merci

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Re: Grippe aviaire

Message par Admin le Dim 05 Fév 2017, 20:58

Pour l'instant rien de changé, peu d'expo sont autorisées à exposer des volaille.
Nous avons annulé fin décembre notre expo à Salbris (41) , nous avons eu la réponse de la DSV il y a une semaine comme quoi elle était interdite (c'était ce WE).


Les dernières nouvelles et résumé envoyées par JC Périquet

1/8
MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’AGRO-ALIMENTAIRE ET DE LA FORET
Direction Générale de l’Alimentation
Service de la gouvernance et de l’international dans
les domaines sanitaire et alimentaire
Sous direction des affaires sanitaires européennes et
internationales
251 rue de Vaugirard
75732 Paris cedex 15
FRANCE
Situation de l’IAHP en France
(épisode H5N8)
Mise à jour au 23/01/2017
Alors que l'épisode d'influenza aviaire démarré en novembre 2015 dû à des virus H5N1,
H5N2 et H5N9 touchait à sa fin (le retour au statut indemne était programmé au 3
décembre), la France a identifié depuis fin novembre 2016 des cas d'influenza aviaire
hautement pathogène (IAHP) dus à une autre souche de virus, de type H5N8, d'abord sur la
faune sauvage puis dans des élevages commerciaux.
Cette note vise à informer sur le contexte et la gestion de ce nouvel épisode.
I. Rappel de la situation
I.1. Origine de l'épisode
Ce nouvel épisode d'influenza aviaire est imputé à une contamination par l'avifaune sauvage
migratrice. Il survient en pleine période de migration d'hiver des oiseaux sauvages. Les
animaux eurasiens, avec le froid, se rapprochent de zones où il fait meilleur pour passer
l'hiver, en s'arrêtant dans les pays d'Europe de l'Ouest, pour ensuite continuer vers les pays
chauds africains.
La multiplication des notifications « H5N8 » (en faune sauvage et/ou domestique) à l'OIE sur
le parcours des oiseaux migrateurs corrobore cette hypothèse :
- en Europe, 22 pays sont touchés, avec 542 foyers déclarés en élevages domestiques, 16 en
faune sauvage captive et 525 en faune sauvage libre : Allemagne, Autriche, Bulgarie, Croatie,
Danemark, Espagne, Finlande, Irlande, Italie, France, Grèce, Hongrie, Pays-Bas, Pologne,
République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède et Suisse ;
- 10 pays tiers ont notifié des foyers : Chine, Corée, Égypte, Inde, Iran, Israël, Nigéria, Ukraine,
Russie et Tunisie.
I.2. Développement en France
Le 28 novembre 2016, la France a notifié à l'OIE un premier cas sur faune sauvage captive
dans le Pas-de-Calais (62), détecté par surveillance événementielle. Il s'agissait de canards
utilisés comme appelants pour la chasse. Un premier cas a été ensuite confirmé dans la
faune sauvage libre le 2 décembre sur un goéland en Haute-Savoie (74).
2/8
Un premier foyer en élevage commercial a été confirmé le 1er décembre dans un élevage
de canards situé dans le département du Tarn (commune d’Almayrac), détecté suite à une
suspicion clinique (donc également surveillance événementielle). L'hypothèse privilégiée de
contamination est celle d'un contact avec la faune sauvage.
Après la confirmation de 5 foyers secondaires identifiés par enquête épidémiologique
(diffusion du virus par transport de canards depuis un foyer du Tarn), 3 autres départements
ont été touchés en élevage : Lot-et-Garonne, Gers et Hautes-Pyrénées.
Enfin, 4 autres départements ont confirmé des cas en élevage, suite à des contacts avec la
faune sauvage ou à une diffusion liée aux interventions humaines et/ou aux mouvements
entre élevages : l'Aveyron, les Pyrénées-Atlantiques, les Landes et les Deux-Sèvres.
Au total, depuis le 28 novembre 2016, ce sont 167 foyers en élevage (répartis dans 8
départements, voir bilan en annexe) et 10 cas dans l’avifaune (un sur des oiseaux captifs,
neuf sur oiseaux sauvages, répartis sur 8 départements) d'influenza aviaire hautement
pathogène qui ont été déclarés (voir Figure 1). Un bilan des foyers IAHP H5N8 est présenté
en annexe. Aucun nouveau cas n'a été détecté depuis le 27/12 dans les départements du
Tarn, des Pyrénées-Atlantiques, du Lot-et-Garonne et de l'Aveyron. L'ensemble des foyers
récents se concentre au sein des zones de protection de 3km à proximité de foyers déjà
confirmés.
Figure 1 : Distribution géographique des cas d'IAHP H5N8
3/8
II. Informations sur la souche H5N8 circulante
Aucun cas humain lié à ce virus n'a été signalé dans le monde à ce jour. Les premières
analyses indiquent que le virus n'a pas de caractère zoonotique.
La détection du virus en Russie au printemps 2016 sur des oiseaux sauvages a mis en
évidence une circulation locale du virus en Asie. Il est probable que cet épisode en France
soit dû à l'arrivée en Europe d'oiseaux migrateurs infectés sur leur site de nidification,
responsables de la dispersion du virus sur de courtes à moyennes distance depuis l'Asie vers
l’Europe du Nord puis vers l’Europe de l’Ouest, en contaminant au passage par contacts des
élevages commerciaux.
III. Mesures réglementaires mises en place (hors foyers)
III.1. Mesures nationales de protection des élevages et de la faune
sauvage nationale vis-à-vis de l’avifaune migratrice
Des mesures de protection renforcée ont été prises sur l’ensemble du territoire
métropolitain dans l’objectif d’éviter la contamination des élevages domestiques et de la
faune sauvage locale par la faune sauvage migratrice. Ces mesures sont les suivantes :
- confinement obligatoire ou pose de filets afin d'empêcher tout contact avec l'avifaune,
avec dérogations possibles seulement pour les élevages commerciaux si motivées par des
problèmes de bien être animal ou de maintien des signes de qualité Ces dérogations sont
octroyées après visite vétérinaire portant sur la biosécurité ;
- renforcement des mesures de biosécurité dans les élevages commerciaux
- interdiction de tous les rassemblements de volailles vivantes, avec dérogation sous
conditions de biosécurité contrôlées ;
- interdiction de lâchers de gibiers d'eau et de pigeons ; restriction des lâchers des gibiers
faisans et perdrix et pour l'utilisation des appelants pour la chasse au gibier d’eau.
III.2. Surveillance événementielle
Les résultats de surveillance sont donnés en annexe.
En élevages domestiques :
La surveillance événementielle (passive) a été renforcée en élevage domestique, avec un
appel à la vigilance à l'ensemble des acteurs de la filière : toute mortalité anormale, chute de
ponte ou de consommation d'eau ou d'aliments, doit être considérée comme une suspicion
clinique potentielle d'influenza aviaire.
Dans la faune sauvage :
Depuis la fin du mois d'octobre 2016, la surveillance événementielle des mortalités de la
faune sauvage (collecte des cadavres d'oiseaux considérés d'intérêt vis-à-vis de l'influenza
aviaire) s'est également accrue sur l’ensemble du territoire. La vigilance des acteurs
impliqués dans le réseau de surveillance national dans le secteur de la chasse (partenariat
public-privé) a été renforcée :
- la consigne a été donnée d'intensifier la collecte de cadavres, en suivant les critères
suivants :
4/8
· prélèvement systématique des cadavres d'oiseaux d'eau dès le premier
trouvé pour les cygnes, canards, oies (anatidés), mouettes, goélands (laridés),
poules d'eau, foulques, râles (rallidés) ;
· prélèvement sur appréciation locale pour les autres espèces, avec un
encouragement à procéder à des analyses à partir de 3 oiseaux trouvés morts
de la même espèce, sur le même lieu, dans un délai court (moins d'une
semaine).
- le territoire de collecte habituel a été agrandi aux réserves naturelles de protection de
l'environnement, dont les agents qui trouvent des cadavres les renvoient vers le réseau
"chasse" évoqué plus haut. Les critères de sélection des espèces sont identiques au
protocole général ;
- enfin les centres de soin pour les oiseaux qui recueillent des oiseaux malades ou blessés,
ainsi que les cabinets vétérinaires, sont également intégrés dans la surveillance
événementielle, avec un critère supplémentaire de ciblage sur la famille des accipitridés
(rapaces diurnes mangeurs d’oiseaux, de ce fait potentiellement contaminés, comme il a pu
être déjà observé en Europe).
Par ailleurs, une surveillance spécifique est menée autour des nouveaux foyers en élevage
(département des Deux-sèvres) et des nouveaux cas en faune sauvage (département du Lot
et Garonne) : les observateurs vont à la recherche active de cadavres.
III.3. Surveillance programmée
En élevages domestiques :
Le dispositif annuel de surveillance programmée (enquête annuelle réglementaire UE
obligatoire) s’ajoute aux éléments de surveillance événementielle renforcée décrits au
paragraphe précédent. Les critères de sélection des élevages prélevés ont été revus à la
suite de l’épisode d’IAHP survenu en 2015-2016, avec notamment un renforcement des
prélèvements dans les élevages de palmipèdes.
Dans la faune sauvage :
Un nouveau dispositif de surveillance programmée a également été mis en place depuis cet
épisode influenza dans la faune sauvage, basé sur la recherche de signes cliniques et de
mortalités au cours de visites programmées sur 10 sites de concentration des oiseaux
migrateurs. Ces sites ont été sélectionnés sur le territoire métropolitain, où il est demandé
aux observateurs de terrain de pratiquer une surveillance régulière, et de faire rapport de
l'état sanitaire des populations d'oiseaux migrateurs observées. En cas de détection de
cadavre, le dispositif de surveillance événementielle de la faune sauvage décrit au point III.2
est déclenché.
IV. Stratégie d'éradication, de prévention, de surveillance et
investigations des suspicions et des foyers
Des mesures particulières de biosécurité sont adoptées sur l’ensemble du territoire par les
professionnels amenés à circuler entre élevages (équarrisseurs, livreurs d’aliments,
vétérinaires, etc.).
5/8
IV.1. Stratégie générale d'éradication selon la stabilité des
zones
Dans les départements du Gers et des Landes en particulier, où l'épizootie est toujours
évolutive, les autorités françaises ont décidé, pour stopper la progression de l'épizootie,
après avis de l'agence nationale d'évaluation du risque (ANSES), de mettre en oeuvre un
dépeuplement de l'ensemble des élevages de palmipèdes élevés en plein-air (soit les
palmipèdes les plus exposés au virus). Les opérations d’abattage préventif concernent déjà
800 000 animaux.
L'objectif est double : empêcher la progression de la maladie dans les zones qui ne sont pas
encore stabilisées et protéger les zones à forte densité d’élevages.
IV.2. Suspicion forte et mise en place d’une zone de contrôle
temporaire (ZCT)
Depuis fin novembre, chaque suspicion a été gérée avec la plus grande rigueur, notamment
en permettant aux préfets d’instaurer une zone de contrôle temporaire (ZCT) dès le stade de
la suspicion au sein d’une exploitation ou dans l’avifaune. Les mesures mises en oeuvre dans
ces zones sont reprises dans le Tableau 1 ci-après.
IV.3. Foyers détectés en élevage domestique
Les foyers d’élevages domestiques font l'objet d'un abattage total. A ce jour, près de
450 000 volailles ont été abattues. Le délai moyen entre la date de confirmation et la date
d'abattage est inférieur à 2 jours.
Des investigations épidémiologiques sont menées à partir de chaque foyer primaire
(questionnaire d'enquête épidémiologique), incluant notamment les circuits de livraison, les
mouvements de personnes et en cas d'animaux transférés depuis un foyer, l’identification
de l’ensemble des élevages de volailles situés le long des trajets routiers empruntés
jusqu’aux élevages destinataires. Des zones de protection (3km) et de surveillance (10km)
sont mises en place conformément à la réglementation européenne (directive 2005/94) .
Elles sont définies géographiquement sur la base des limites des communes et peuvent donc
aller au delà des rayons de 3km et 10km. Les effectifs présents dans les différents élevages
de ces zones sont recensés précisément. Une priorité est donnée au traitement sans délai de
tout éventuel foyer qui serait localisé en périphérie ou en dehors des zones réglementées.
Des mesures d’abattage des volailles et d’assainissement immédiates sont alors mises en
oeuvre dans un périmètre de 1km autour des cas, et pour les palmipèdes plein air dans les 3
à 10 kms, suivant la configuration du foyer.
Des visites vétérinaires sont réalisées dans l'ensemble des élevages de volailles situés dans
ces zones, associées à des prélèvements pour dépistage virologique dans les élevages de
palmipèdes. Tout mouvement de volailles y est interdit tant que la situation n'est pas
stabilisée.
Pour mémoire la réalisation de ces visites conditionne la levée ultérieure de ces zones.
6/8
Tableau 1 : Principales mesures mises en place dans les ZCT, ZP et ZS :
Mesures
appliquées en ZCT
 Recensement de toutes les volailles commerciales ou non commerciales et
des exploitations d’oiseaux captifs.
 Mise en oeuvre d’une enquête épidémiologique dans l’exploitation.
 Interdiction de mouvements d’entrée et de sortie des exploitations de
volailles et d’autres oiseaux captifs.
 Mise en oeuvre de mesures de biosécurité (prévention du risque de
diffusion).
 Maintien des oiseaux en claustration afin de limiter les contacts avec la
faune sauvage.
 Limitation des mouvements de personnes, véhicules et équipements.
 Rassemblements d’oiseaux et lâchers de gibier à plume interdits.
Mesures
appliquées en ZP
et en ZS
 Recensement de tous les élevages commerciaux.
 Mise en place de mesures de protection et de biosécurité dans les élevages
(accès limité aux bâtiments d’élevage, gestion spécifique des lisiers,
élimination des sous-produits animaux à l’abattoir, etc).
 Mise en oeuvre de mesures de nettoyage, désinfection et de vide sanitaire
(délai pendant lequel les bâtiments d’élevages doivent rester vides) pour
réduire les risques de diffusion du virus.
 Rassemblements d’oiseaux et lâchers de gibier à plume interdits.
 Mise en oeuvre en priorité des enquêtes épidémiologiques afin de détecter
d’éventuels nouveaux cas, et de comprendre la propagation et l’origine de
la maladie.
 Interdiction des mouvements de volailles tant que la situation n'est pas
stabilisée.
Mesures
supplémentaires
en ZP
 Recensement des basses-cours et réalisation de visites sanitaires dans tous
les élevages commerciaux et dans toutes les basse-cours.
 Interdiction de mettre sur le marché en vue d’être remises au
consommateur en l’état les volailles non plumées, issues d’exploitations
situées en zone de protection.
7/8
Annexe
1. Bilan des foyers IAHP H5N8
1.1. Foyers en élevages domestiques
La majorité des 167 foyers déclarés au 23 janvier 2017 concerne des élevages de palmipèdes (131
foyers).
La surveillance évènementielle a permis d'identifier presque tous les foyers en élevages de
galliformes et près des deux tiers des foyers en élevages détenant uniquement des palmipèdes. Les
autres foyers ont été découverts au travers des enquêtes épidémiologiques, du dépistage des lots
d'animaux avant sortie d'une zone réglementée, ou de la surveillance menée dans les élevages de la
zone de protection.
Parmi ces foyers, 74 sont situés dans le département du Gers, 59 dans les Landes, 11 dans les Hautes-
Pyrénées, 8 dans le Tarn, 7 dans le Lot-et-Garonne, 3 dans les Pyrénées-Atlantiques, 3 dans le
département des Deux-Sèvres, et 2 dans l'Aveyron.
1.2. Cas dans l'avifaune
Dix cas ont été détectés dans la faune sauvage. Ils concernent 1 cas en faune sauvage captive,
correspondant au 1er cas détecté de cet épisode sur des canards appelants dans le département du
Pas-de-Calais (62), et 9 cas en faune sauvage libre : 2 cas en Haute-Savoie (74) (goélands), 2 cas dans
le Tarn (81) (tourterelles et pies), et 1 cas dans la Manche (50) sur deux canards siffleurs, et plus
récemment un cas dans l'Ain (cygnes), un dans les Landes (buse variable), un dans le Lot-et-Garonne
(canards) et un dans le Gers (Buse variable). Tous ont été identifiés par la surveillance
événementielle.
2. Surveillance événementielle conduite dans les élevages de volailles
Depuis le 26 novembre, 184 suspicions cliniques ont été recensées chez des oiseaux domestiques :
100 concernaient des élevages de palmipèdes et 50 des élevages de galliformes. Ces suspicions
cliniques ont été émises depuis 47 départements, dont 80% venant des 8 départements à avoir
déclaré des foyers en élevage. Sur les 184 suspicions, 111 ont été confirmées, avec un taux de
confirmation de 85% pour les palmipèdes, de 41% en élevage de galliformes.
8/8
3. Surveillance événementielle de la faune sauvage libre
Entre le 1er novembre 2016 et le 23 janvier 2017, 429 oiseaux morts ont été collectés.
La répartition montre que les familles ciblées par la surveillance évènementielle sont bien
représentées (Figure 3).
Figure 3 : Répartition des 429 oiseaux collectés par famille depuis le 1er novembre 2016
* familles particulièrement visées par le protocole
Depuis décembre, 10 sites à fort passage d'oiseaux migrateurs font l'objet d'une surveillance
renforcée. Sur un total de 165 000 oiseaux observés, 1 seul oiseau mort a été détecté depuis la mise
en place de cette surveillance. Le résultat de l’analyse s’est avéré négatif vis-à-vis de l’Influenza
aviaire.
Par ailleurs, en 21 jours, 10 cadavres ont été collectés autour des foyers et cas ayant fait l’objet d’une
surveillance spécifique et sont en cours d’analyse.
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Re: Grippe aviaire

Message par manacy le Dim 05 Fév 2017, 21:27

Merci JB

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Re: Grippe aviaire

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